Un Midem pas clair !
Midem en demi-teinte (ah bon ?) avec au centre des débats les sites de streaming pour lesquels le business modèle n’est pas tout à fait clair, notamment en ce qui concerne les négociations avec les ayants droit.
Les offres Premium ne transforment pas encore les utilisateurs gratuits en souscripteurs (abonnés payants).
L’élément le plus marquant est le débat sur la gratuité qui existe légalement et illégalement. Malheureusement, au Midem 2010 il n’y a eu qu’un haro sur le streaming gratuit jamais personne n’ayant prononcé le mot qui fâche : Peer 2 Peer.
Pourquoi ce mode d’acquisition (au sens récupération) de la musique a-t-il été oublié ?
Le monde a-t-il changé depuis la loi Hadopi ?
L’acquisition de musique a-t-elle de nouveau de la valeur pour le commun des mortels ?
Un élément de réponse au problème de la valeur perçue de la musique peut être trouvé dans la démarche du fan qui achètera l’intégrale d’un artiste, chère mais dans un beau coffret.
Ne devrait-on pas proposer au fan justement plus de choses ?
Plus d’inédits, plus de concerts et toujours plus de moyens d’être en relation avec l’artiste ?
D’ailleurs que pensent les artistes de tout cela ? Leur demande-t-on ? J’aimerais volontiers leur demander.
Il existe de nombreux moyens d’accéder aux contenus sans rien payer, malheureusement, et la plupart d’entre eux sont illégaux.
Qu’il s’agisse d’énormes bases de contenus stockés et partagés, de logiciels de P2P, de disques durs échangés dans les cours de récréation ou à la machine à café, tout cela tend soit à dévaloriser le contenu, soit à démontrer qu’il y a des raisons de faire payer les utilisateurs en leur permettant d’accéder à ces bases de données rapidement et de manière illimitée moyennant un abonnement ou d’acheter l’achat d’un disque dur d’un téraoctet (100€+).
Alors, que fait on ? On oublie la réalité et on sanctionne ceux qui cherchent une alternative, quitte à ce qu’elle soit gratuite ?
Vous connaissez ma réponse.
Julien Hodara
(La WorMee Family)











